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Si vous travaillez sur le terrain, vous avez donc été confronté à ce genre de situation : Intervenir dans une résidence pour personne âgée pour relever une personne au sol qui n’a subit aucune blessure et aucun malaise. Cet article du JEMS (journal of emergency medical services) m’a accroché l’oeil et surtout l’initiative de quelques organisations au états unis pour contrer ce phénomène.
Voici un bref résumé. Je vous laisse forger votre propre opinion.
Résumé de l’article : When 911 Becomes the Nursing Home’s Backup Plan: Why Lift-Assist Fees Are Necessary and Long Overdue (JEMS, juin 2026)
L’article de David Ferris soutient que les services préhospitaliers d’urgence (EMS) sont de plus en plus utilisés par les résidences pour personnes âgées et les centres d’hébergement comme solution de remplacement à leurs propres ressources lorsqu’un résident chute sans être blessé et a simplement besoin d’aide pour se relever. Selon l’auteur, ces « lift assists » non urgents détournent les ambulances et les paramédics de leur mission première : répondre aux véritables urgences médicales.
L’auteur affirme que plusieurs établissements disposent du personnel et de l’équipement nécessaires pour effectuer ces levages, mais choisissent néanmoins de faire appel au 911 afin d’éviter les risques de blessures au travail, les coûts de formation ou les enjeux de responsabilité civile. Cette pratique transfère essentiellement les risques, les coûts et la responsabilité vers les services préhospitaliers, sans compensation pour ces derniers.
Pour contrer cette situation, certaines municipalités et certains services EMS ont instauré des frais pour les interventions de levage non urgentes. L’auteur cite notamment l’exemple de son propre comté, où l’imposition d’un tarif de 875 $ par intervention aurait entraîné une diminution rapide des demandes de levage. Les établissements auraient alors ajusté leurs effectifs et amélioré leur capacité à gérer ces situations de façon autonome.
Selon Ferris, ces frais ne visent pas à pénaliser les préposés ou le personnel de première ligne, mais plutôt à inciter les organisations à investir dans des effectifs suffisants, des équipements de levage appropriés et des pratiques de travail sécuritaires. Il considère que cette mesure améliore simultanément la sécurité des résidents, celle des employés et la disponibilité des ressources préhospitalières pour les urgences réelles.
L’auteur reconnaît que l’efficacité d’une telle politique dépend de mécanismes de facturation et d’application rigoureux. Il conclut que les frais de levage permettent de rétablir une frontière claire entre les responsabilités des établissements de soins de longue durée et celles des services d’urgence. À son avis, le recours au 911 pour des levages prévisibles et non urgents constitue un symptôme d’un problème organisationnel dans certains milieux de soins, et non un problème relevant des services préhospitaliers.
Message central : Les interventions de levage non urgentes mobilisent inutilement les ressources d’urgence. L’imposition de frais aux établissements qui utilisent fréquemment le 911 pour ce type de situation constitue, selon l’auteur, un moyen efficace de protéger la disponibilité des ambulances, d’améliorer la sécurité des travailleurs et d’encourager les résidences à assumer pleinement leurs responsabilités envers leurs résidents.
Voici le lien pour lire l’article dans son intégralité: https://www.jems.com/exclusives/911-becomes-nursing-homes-backup-plan-why-lift-assist-fees-are-necessary/?utm_source=jems_now_newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=2026-6-16&oly_enc_id=2359D8917823B2W
Pendant la préparation de ce document, l’auteur a utilisé ChatGPT afin d’améliorer la formulation et la lisibilité du texte. Après avoir utilisé cet outil, l’auteur a révisé et modifié le contenu au besoin et assume l’entière responsabilité du contenu de ce document.